Bonjour Pascal, Peux-tu te présenter en quelques mots?

Pascal Moyne, marié, 2 enfants, salarié chez Orange (bientôt retraité).

 

Qu'est-ca qui t'a amené à venir entrainer l'USG?

Le hasard, un coup  de téléphone de Mickaël Bodet, un dimanche midi, avant mon match. Après 5 ans aux Sorinières, j'avais envie de trouver un autre challenge. J'ai entrainé toutes les catégories; l'école de foot, les  -13 ans, -15 et -17 au niveau régional et national; en senior, de la DSD jusqu'à la DH avec plutôt des montées. Suite à ma réflexion, soit je restais au haut niveau, soit, pour finir ma carrière, je partais dans un club où il y avait quelque chose à construire. Le temps de route entre mon domicile et le club m'a quand-même demandé un certain temps de réflexion. J'ai décidé de signer à l'USG, en sachant que le challenge proposé ne serait pas facile.

 

Comment s'est passée ton intégration au club?

De façon positive, le club est familial et convivial, je me suis bien intégré, les joueurs, les dirigeants et les supporters m'ont très bien accueilli. Je sens un profond respect de la part des autres membres du club. J'ai de très bonnes relations avec le président Mickaël Bodet avec qui nous partageons la même vue d'ensemble; ainsi qu'avec mon staff (Jean, Matthieu et leurs accompagnateurs), et les dirigeants du dimanche (Gilles et Mickaël). C'est une grande satisfaction de travailler ensemble, beaucoup de dialogue, on a l'habitude de se consulter, on est sur la même longueur d'onde. Un bon encadrement a été mis en place par le bureau, il est important que les joueurs en aient conscience.

 

Qu'est-ce que tu as pensé de ta 1ère saison au sein du club?

Globalement, elle est bonne(l'équipe 1ère finit 3ème au classement, à 1 point du 2ème). On a mis pas mal de choses en place, l'équipe était dans un groupe difficile, on n'était pas forcément prêt à jouer en DSD. (Lors du dernier match du championnat, à 16H30on était en DSD, à 17H15 les résultats de Nantes-St Joseph nous empêchent de monter.) Il y a beaucoup de travail à faire sur le plan tactique pour l'ensemble des seniors. On n'a rien sans travail, il faut que les joueurs soient exigeants et patients. Les joueurs avaient perdu la confiance, il fallait la retrouver, mais c'est revenu petit à petit. Malheureusement, absences à répétition et vacances aux sports d'hiver nous ont peut-être coûté la montée.

 

Comment s'est déroulée ta préparation pour cette saison?

Avec des haut et des bas, on n'a que des joueurs amateurs . Il y a un manque d'exigence : vacances, absences fréquentes... Il aurait fallu que les joueurs soient plus réguliers, chose difficile à mettre en place, et certains doivent se montrer plus compétiteurs.

 

Quelles sont tes ambitions pour cette saison?

Mon ambition est de faire monter les 3 équipes seniors, d'autant que de bons résultats et des montées pourraient attirer de nouveaux joueurs. Est-ce que mon ambition est en adéquation avec celle des joueurs, leur présence chaque week-end et leur attitude, je ne sais pas. Je leur donne les ingrédients, à eux de faire la recette.

 

Quelles sont tes attentes concernant l'investissement des jeunes joueurs?

J'ai toujours formé de jeunes joueurs dont certains sont ont joué en professionnel, ou bien à de bons niveaux (DH, CFA2), J'ai gagné le trophée Georges Boulogne (trophée des éducateurs 2009, 2010). Je pense que je leur donne les clés pour réussir, à eux d'ouvrir la porte... Ils doivent mettre la rigueur nécessaire, leur mental n'est pas assez fort, il faut travailler là-dessus.

 

Et toi, quand tu étais joueur, dans quel état d'esprit évoluais-tu?

J'étais avant-centre, j'ai commencé en 1966, j'ai joué en 1ère division du district à 16 ans, j'ai gravi les échelons PH, DRH, DH, 4ème division nationale  et 3ème division nationale à l'ASPTT de Nantes..On a fait un 32ème Gambardella contre le FC Nantes, club avec lequel je me suis entrainé. Ils ont voulu me faire signer stagiaire pro mais je suis parti au RC Ancenis entre 1974 et 1976. De retour à l'ASPTT de Nantes en 1977, j'y ai consacré le reste de ma carrière de joueur jusqu'en 1995. J'y ai vécu de nombreux grands moments*  comme le 32ème de finale de coupe de France contre Châteauroux (club de 2ème division nationale, ligue 2 actuellement) où malgré la défaite 2-1, je marque le seul but du match.

Tout en étant joueur, je me suis occupé de l'école de foot, j'ai passé mes diplômes, j'ai obtenu le brevet d'état de 2ème degré, j'ai gravi les échelons -13, -15, -17 régional et national avec des titres à la clé (DH, ligue).

Je suis un compétiteur. Sur le terrain, j'ai toujours eu l'envie et la niaque, j'étais exigent envers moi-même, rigoureux et assidu aux entrainements. J'étais un vrai chien sur le terrain!

 

Après une belle carrière de joueur, tu es devenu entraineur, raconte nous ton parcours?

L'ASPTT est mon club de cœur où j'ai passé toute mon enfance, et c'est le club qui m'a permis de devenir ce que je suis aujourd'hui, grâce à des dirigeants qui m'ont accompagné surtout Daniel Réchet, mon père spirituel.

En 1999, je prends l'équipe 1ère de l'ASPTT Nantes, on obtient un titre de champions de DSR (meilleure attaque de ligue). En 2009, je quitte l'ASPTT Nantes avec le cœur gros, je pars pour entrainer le club des Sorinères qui était en DSD; on finit champions et on monte en PH.

 

Dans quelques temps, tu penseras à prendre une retraite bien méritée auprès de ton épouse, te sens-tu prêt?

C'est justement ma femme qui a peur que je reste à la maison à tourner en rond! Je n'aurais pas pu faire une carrière amateur aussi riche si je n'avais pas eu une femme qui m'accompagne et me soutient, dans les bons comme les mauvais moments.