Interview Damien Colin, entraineur de l'USG


Salut Damien, tout d'abord, peux-tu nous faire un bilan de la saison dernière avec l'équipe réserve ?

La saison dernière a été une confirmation de la saison passée. Quand je suis arrivé au club de l'USG, j'avais la conviction que cette équipe avait le niveau pour jouer au dessus. On effectue une bonne saison, une belle 5ème place qui conforte les idées que j'avais de l'équipe réserve. On a passé de bons moments avec le staff, Jimmy, Valentin et Mickaël. Je pense qu'une saison, c'est une aventure humaine et sportive, la bonne ambiance dans cette équipe et la solidarité des gars sont venus récompenser leurs efforts.


Tu es aujourd'hui l'entraineur de l'équipe fanion, est-t'il difficile de succéder à Pascal Moyne ?

Oui. Pascal, c'est un personnage dans le football. Pour n'importe quel entraineur qui passe derrière Pascal, la succession n'est pas évidente et encore plus pour un jeune entraineur comme moi. Je me souviens d'une anecdote avec Pascal la saison dernière : Un samedi soir, Gétigné affronte Clisson, et Pascal me propose de venir dans le vestiaire pour participer à la préparation du match. J'ai assisté au discours de Pascal dans le vestiaire et j'en avais des frissons. En étant joueur, tu peux que être motivé et galvanisé pour donner le maximum et vouloir gagner le match. C'est un discours dont je peux éventuellement m'inspirer.


Comment s'est passé ta reprise cet été ?

J'étais plutôt optimiste, j'avais travaillé et analysé les joueurs de mon effectif. Je savais bien que j'allais avoir des départs majeurs. J'ai passé quelques temps à naviguer sur des forums d'entraineur (des entraineurs de niveau district à DH) qui partagent des idées, on échange sur la préparation, c'était intéressant, ce sont des vrais passionnés de football. J'avais aussi établi un planning de reprise pour être prêt en championnat et d'allonger ma préparation pour avoir le creux physique le plus tard possible.


Est ce que la coupe faisait partie d'un de tes objectifs ?

Non, pas la coupe de france et ni la coupe atlantique, même si passer deux trois tours nous aurait fait rentrer un peu plus tard en coupe du district. J'avais dit aux gars de ne pas se faire sortir de la coupe 44 avant la trêve, pour éviter des weeks-ends à ne pas jouer pour pouvoir garder une continuité et un enchainement de match.


L'équipe première navigue dans le bas de tableau depuis le début de saison, ton sentiment ?

J'ai un sentiment de frustation et de colère, on sait qu'on n'est pas à notre place. Le staff n'a peut-être pas fait toujours les bons choix. Je pense qu'à un moment de la saison, on a peut-être été trop tendre. A un certain moment de la saison, il aurait fallu bousculer certains joueurs et moi-même, j'aurais dû essayer de les remettre sur les rails, et de leur parler indivuellement. Avant le mois de décembre, on a vu une équipe avec un manque d'envie, de solidarité, une équipe qui lâchait vite prise. On avait pas l'impression qu'on voyait une équipe qui voulait se battre et se faire plaisir. Je constate que depuis le match de Clisson, on a de nouveau une équipe qui fait les efforts ensemble, et dans l'attitude et l'état d'esprit, c'est mieux, il faut continuer. On est tous conscient que dans le jeu, on a encore des lacunes. Ce qui me chagrine, c'est la présence aux entrainements, il faut que les gars se mobilisent et viennent s'entrainer régulièrement pour pouvoir travailler nos défaillances. On reste sur deux victoires consécutives, il faut enchainer pour s'eloigné du bas de tableau.


Comment se passe ta collaboration avec Mickaël Nerrière, le coach de l'équipe B ?

Elle est bonne, je suis content qu'il ait pris les reines de l'équipe B. Micka, c'est un mec qui connait le football et qui est très respecté par les joueurs.


Comment envisages-tu la suite au sein du nouveau club, Gétigné-Boussay l'année prochaine ?

Je suis conscient que mon avenir au club sera conditionné par le nouveau bureau de la fusion. Mon premier travail est de maintenir l'équipe première. Le reste n'est pas de mon ressort.